Pages Menu
Categories Menu

Posté le 19 Fév , 2013 dans Tamil Nadu India 2013

19 février 2013 : Pondicherry

19 février 2013 : Pondicherry

19 février 2013 : Pondicherry

Voilà maintenant quatre jours que nous sommes en Inde ! On a l’impression que cela fait une éternité que nous sommes partis.

Nous poursuivons notre aventure à Pondicherry où nous découvrons une autre facette de cette ville : le marché du Grand bazar.

Couleurs, désordre, foule, légumes, fleurs, viandes, volailles, fruits,…

Le marché est une véritable fête dans laquelle tout le monde se parle, se regarde, négocie,… Tout le monde vit !

Le marché est un véritable lieu de rencontre où les gens se parlent sans se connaître. Nous ne pouvons pas circuler à 21 personnes. Alors de petits groupes se dispersent de manière à pouvoir participer de manière plus « professionnelle » au jeu magique de la négociation indienne.

Epices, encens, fleurs,… Tout m’attire,…
Le marché est immense, tel un labyrinthe infini dans lequel il est impossible de se perdre. Parfois, il faut oser se perdre pour flâner et découvrir des lieux inhabituels.
A cela, s’ajoutent les regards foncés se posant sur nos visages blancs.
L’Inde, nous y sommes ! Ce moment et cette visite nous le rappelle  incontestablement.
Nous négocions le prx des épices : 30 roupies les 100 grammes soit 0,50 € !

Entre deux achats, deux affaires, nous prenons des photos par ci, par là.
« Photo ? » les marchands appellent à la capture visuelle de nos gros appareils qui décorent nos tenues européennes.

Une femme derrière un stand appelle les filles du groupe  auxquelles elle offre des fleurs qu’elle coince majestueusement dans nos cheveux attachés.

Le marché est beau et coloré. Il titille nos sens. La fatigue imposée par la foule nous rattrappe et nous pousse à mettre fin à ce rêve « démesuré ».
Nous quittons le marché et entrons dans une grande surface proche, qui nous montre l’immense contraste du commerce.

Tout de suite, cinq vendeurs viennent à ma rencontre et me posent une multitude de questions :
« Country ? » « Name ? », « Age ? », « Lucky you are in India ? ». Nous sympathisons .
Vient ensuite la demande inévitable de indiens : « photo ? ».
C’est alors que je me retrouve en plein milieu du magasin entourée de tous les vendeurs qui sourient et s’extasient devant l’image de nos visages rassemblés. Contraste de peaux, des chevelures, mais au fond, une même envie : la rencontre de l’autre.

Nous partons ensuite en direction du restaurant Surguru de Mission street.
Le thali est une fois de plus au rendez-vous ! Epices, riz,  sauces colorées,…
Malgré la puissance des épices qui ensorcèle notre estomac, nous le dégustons avec plaisir, joie et bonne humeur.

En sortant, la chaleur est accablante : 30 °C ! mais nous sommes tous rassasiés et comblés dépices.
De l’autre côté de la rue, nous apercevons un groupe de garçons étudiants en uniforme. Ils nous observent, l’air amusé,…

Tout de suite, je ressens cette envie d’échanger quelques mots, de leur parler. Nous traversons pour les rejoindre. Ici commence un instant magique, encore !

Ils nous invitent à rentrer dans la cour de leur école. Je me sens étrange, et à la fois, enjouée  de voir tous ces jeunes tourner autour de nous. Poignées de main, regards, rires. Un véritable moment de joie s’installe en moi.
Un étudiant apprenant le français nous expliquent qu’ils ont environ 18 ans. Le moment est intense.
Malheureusement, il faut faire vite car nous avons un programme chargé et des personnes qui nous attendent.
Je laisse alors une petite carte personnelle à ces étudiants sur laquelle figure mon adresse mail.
Je pars, les regarde une dernière fois, espère pouvoir peut-être un jour leur reparler.

Nous nous rendons ensuite à l’atelier « Au fils d’Indra », une association regroupant des femmes qui brodent, tissent, créent,…

Quelques mois auparavant à Paris, nous avions rencontré son président : M. Casimir

Nous sommes accueillis par une jeune femme vêtue d’un magnifique sari bleu perlé d’or et de paillettes multicolores.
Immédiatement, je me sens curieuse, impatiente de découvrir  la suite de ce petit rêve pailleté.
Nous pénétrons dans l’établissement  et rencontrons l’artiste qui a pour mission de dessiner les modèles de broderie.
Nous sommes tous sans voix lorsque cette dernière nous présente ses différents dessins. Le travail de cette jeune femme est d’une qualité parfaite et la qualité est peaufinée méticuleusement.

Nous allons ensuite à la rencontre des jeunes brodeuses .
Plusieurs salles sont occupées par des femmes de tout âge, assises par terre, le tissu et les aiguilles dans chaque main….
Toutes nous regardent souriantes et ravies de nous présenter leur travail. Certaines pièces demandent plusieurs jours de travail à plusieurs !
Là aussi, la rencontre est fabuleuse, l’instant magique.
Certaines me demandent de m’asseoir à leurs côtés. Elles me montrent, m’expliquent  avec des mots en Tamoul et des gestes.
Je ressens l’immensité du partage. Je me sens bien. J’ai envie de rester près d’elles à les écouter encore et encore, les regarder sourire et leur donner encore.

Je souhaite acheter une broderie, mais il est impossible. Les pièces sont exportées vers l’Europe où elles sont revendues au prix européen. La c onversion permet ainsi de faire vivre plus de 300 familles de Pondicherry.

Le temps passe, nous devons partir. Nous passons par la petite crêche où quelques enfants dorment, pleurent, chantent ou dansent.
Tous sont immobiles lorsque nous passons le pas de la porte.
Ils regardent attentivement nos visages  blancs, sans couleurs, sans peinture.
Ils ne sont pas rassurés, cela se voit, cela se sent ! On ne peut pas les approcher tout de suite.
Ils se méfient, observent ces personnes étranges  qui sont entrées dans leur cocon coloré.
Ce sont en fait les enfants des brodeuses de « Au fils d’Indra ».

Nous partons, laissant derrière nous les sourires, l’enchantement, les dorures et la méfiance.
Ce jour restera gravé dans ma mémoire et dans mon cœur.
L’Inde et son peuple cachent une multitude de trésors qui pétillent  en nous quand nous avons la chance de pouvoir en palper quelques-uns.
Le soir, nous avons la chance d’être invités par M. Mongiat, le directeur de l’Alliance Française à assister à une conférence de Pascal Bruckner sur le thème de “La peur, une maladie occidentale ?”.

Thank you incrédible India

Lison Bréfort, 19 ans, étudiante en 2ème année de BTS Economie Sociale et Familale.

0

Répondre

Ver peliculas online