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Posté le 14 fév , 2016 dans Ateliers carnet de voyage, Projet "Food Inde 2016, Le Goût des Autres"

Day 12 : Mahabalipuram, temple shore and five rathas

Day 12 : Mahabalipuram, temple shore and five rathas

Aujourd’hui, le réveil fut un peu différent pour tout le monde.  Pendant que certains allaient se promener en ville au lever du soleil, d’autres ont préféré aller à la piscine ou simplement rester au lit pour se reposer une heure de plus et ainsi être en forme pour la ballade à proximité de la descente du Gange. Cette fois, l’horaire de réveil n’était pas vécue comme une contrainte !

La descente du Gange ou pénitence d’Arjuna est un bas relief réalisé un un monolithe de 27 m de long, de 9 m de haut et datant du VIIème siècle !
Arrivés devant ce grand rocher, nous voyons une multitude de personnages minutieusement sculptés dans la pierre.
Ce rocher sculpté ressemble à une sorte de bande dessinée, à la manière de nos vitraux, qui enseignent l’histoire aux gens qui ne savent pas lire.


La composition s’organise autour de cette fissure, évoquant un fleuve, effet renforcé par l’eau s’écoulant d’un réservoir situé au sommet du bas-relief. Elle peut être une représentation de deux mythes.

-L’un raconte que le roi Bhagiratha fit couler le Gange depuis les cieux pour purifier les âmes de ses ancêtres. Mais le fleuve en descendant sur Terre risquait de tout détruire. Le roi fit donc pénitence pour obtenir l’aide de Siva. Ce dernier disciplina le Gange en le faisant passer au travers de sa chevelure, ainsi l’eau s’écoula t-elle doucement. Ce miracle attira de nombreuses créatures.

-L’autre mythe, dans le Mahabharata, raconte qu’Arjuna, un des cinq Pandava, rentra dans une profonde ascèse afin d’obtenir de Siva, son arme Pasupata. Depuis 1984, le site de Mahabalipuram est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous décidâmes d’aller nous promener le long de la crête rocheuse qui longe la mer au centre de Mahabalipuram.
Tout le long, nous rencontrons de nombreux petits temples monolithiques dédié à un dieu : shiva, Brahma, Parvati,…
Tout une vie s’anime autour de cette promenade. On y rencontre des femmes vendant des pastèques, des plats cuisinés, des boissons,…

Certains d’entre nous, partent jouer comme des enfants sur les rochers qui, avouons le, sont bien tentants car leur forme est très douce.


Ce qui devait arriver arriva. Un blessé à la tête par choc contre un rocher.
Le rocher n’ayant rien, l’étudiant, lui, fut conduit à l’hôpital de Mahabalipuram et prit donc pour la première fois son rickshaw !
Arrivés à l’hôpital, il fut pris en charge par une jeune indienne qui le désinfecta. Il était un peu angoissé car quoique l’hôpital fut propre, le matériel était quant à lui très ancien. Ce n’était pas pour le rassurer.
Heureusement, l’infirmière du groupe surveillait tout cela.
C’est même avec son matériel que le jeune fut soigné : spray et bande.

A bien y réfléchir, aller dans un hôpital indien pour se faire soigner et sortit son matériel peut sembler quelque peu insultant pour la jeune indienne. Mais l’épisode hôpital n’est pas clos.

Pendant ce temps, le reste du groupe se promenait aux five rathas (enfin ceux qui l’ont souhaité :=( ).


Les cinq Ratha (Pancha Ratha) — Yudhishthira (ou Dharmaraja), Bhima, Arjuna, Draupadi et Nakula-Sahadeva — sont des monuments monolithiques de tailles et de formes différentes.

  • Draupadi, en forme de hutte avec toit de chaume, dédié à Durga ;
  • Arjuna, structure pyramidale plus petite que celle du Dharmaraja. Sans doute dédié à Shiva, étant donné la présence du taureau Nandi couché à l’arrière.
  • Bhima, temple à étages, avec colonne à piètements de lion, transposition libre de l’organisation d’une salle de réunion bouddhique, dédié à Vishnou.
  • Dharmaraja ou Yudhishthira, surmonté d’une structure pyramidale de trois étages, inachevé, le seul portant une inscription faisant référence au roi Pallava Nârasimhavarman Ier. Dédié à Shiva.
  • Nakula-Sahadeva, de structure absidiale, dédié à Indra.

Ils ont également visité le temple shore, le temple de la plage.

Nous, après le passage à l’hôpital, sommes allés visiter le temple du village, tant de fois approchés, mais jamais visité. Quelle belle surprrise. Un joli petit temple avec une belle vie.
Nous avons même la chance de rencontrer le brahmane ayant conduit la pooja hier.
Il nous emmène dans un petit temple derrière Mahabalipuram, temple rarement ouvert.
Nous assistons à une pooja simple.
Puis nous repartons au temple du village.
Nous rencontrons beaucoup d’enfants, qui s’amusent volontiers à se faire prendre en photo. Ils sont resplendissants de beauté.

Avant de partir, petit tour à la plage où le dimanche, les familles viennent se baigner.
Intéressant de voir le rapport au corps et comment l’Inde gère la pudeur.
Les femmes se baignent habillées en sari, mais en fait elles ne trempent que les jambes.
Les hommes, eux, se baignent avec leur Marcel.

Repas dans un petit restaurant : vegetable noodles, plat peu épicé, asiatique qui n’a rien de cuisine indienne. Nous en aurons mangé beaucoup pour éviter les complainte de ceux qui n’aiment pas manger épicé. Le comble dans un voyage sur le thème du goût de l’Autre.

Après midi dédié à la réalisation de notre portrait pour le carnet de voyage collectif puis après piscine ou promenade libre en ville.

A 16 heures, départ pour Chennai en bus, plus de 2 h de route.
Nous sommes accueillis dans l’hôtel SRM, hôtel d’application de l’école de “Catering and Management”.
Bouquet, sweets, encens et  cocktail de bienvenue.

Les dirigeants de l’école hôtelière souhaitent nous faire visiter leur campus et nous découvrons un très grand hôpital.
Nous décidâmes d’y emmener notre étudiant blessé pour une inspection de routine (faut il suturer ou non ?).
Nous sommes encadrés par un dirigeant et nous passons devant tout le monde, que ce soit à l’accueil ou bien au niveau des soins.
Nous avons été très gêné de voir que, bien que légèrement blessé mais dont la blessure ne nécessitait pas d’urgence, notre étudiant a été ausculté par plusieurs infirmières avant un jeune bébé indien bien mal en point.
La soirée se termine sur ce sentiment d’injustice, d’inégalité qui a taraudé l’étudiant et qui risque de le faire réfléchir durant longtemps.

Article rédigé par Antoine lors des ateliers du soir

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